Là où l’amour et la rancœur se rencontrent

Vous est-il déjà arrivé d’avoir envie de dire à votre mère, ou votre père, ce que vous avez sur le cœur? De régler vos comptes une fois pour toutes alors que vous êtes en colère et complètement démunie et impuissante devant eux?

Qu’auriez-vous envie de leur dire, sûrement des reproches?

Auriez-vous le goût de dire des choses comme:

  • Tu ne m’as jamais aimée, reconnue ou écoutée
  • Tu as été injuste avec moi.
  • Je t’en veux pour ce que tu m’as fait subir.
  • Pourquoi tu m’as fait vivre ça?

Avoir envie de dire ce que vous avez sur le cœur est légitime parce que vous souffrez. Cependant, posez-vous ces questions: «Pourquoi est-ce que je ressens le besoin de lui parler? Quel est mon objectif?»

  • Me libérer?
  • Me venger
  • Lui faire comprendre tout ce que j’ai vécu à cause d’elle?
  • Le ou la pousser au pied du mur afin de lui faire avouer ses torts?
  • Comprendre certaines choses?

Quelles sont les chances que vous réussissiez à passer votre message de la bonne façon?

Que votre mère ou votre père interprète correctement ce que vous voulez lui dire?
Qu’il ou elle reconnaisse ce que vous lui reprochez?
Que vous soyez en paix après vous avoir vidé le cœur?

Un parent peut nier ou chercher à fuir, surtout si vous le confrontez. Il y a de fortes possibilités que la réponse de votre parent soit: « Tu exagères, tu inventes des choses, tu dis n’importe quoi, pourquoi il y a juste toi qui me reproches ça? Demande à ta sœur, tu verras…».

Les sous-entendus

Très souvent les reproches que nous aimerions lui dire cachent des sous-entendus comme:

 «Je t’aime maman, mais j’ai tellement de colère, de rancœur ou de peur en moi  que je suis incapable de te le dire.»

«J’aurais tellement besoin que tu me prennes dans tes bras, que tu reconnaisses qui je suis, que tu me dises que tu es fière de moi et que tu m’aimes.»

 Mon exemple

Pendant plus de quarante ans, j’ai vécu ce genre de situation. J’étais en colère contre ma mère et je vivais de la rancœur parce qu’elle et mon père m’avaient abandonnée, dans un foyer d’accueil, à l’âge de trois ans.

Au début de la quarantaine, j’ai accepté ce que j’ai vécu parce que j’ai compris qu’accepter ne voulait pas dire être d’accord, mais juste reconnaître et lâcher prise sur ce qui c’était passé.

Que la colère et la rancœur que je portais en moi ne pouvaient absolument rien changer à la situation de mon enfance. J’ai été abandonnée et j’ai vécu en foyer d’accueil et c’est ma réalité.

Est-ce que je suis d’accord avec ça?

Bien sûr que non, je ne serai jamais d’accord qu’une mère ou un père abandonne son enfant, mais je peux comprendre et accepter que ça ce soit passé ainsi et que mes parents ont fait ce qu’ils ont pu avec ce qu’ils avaient. Ils n’étaient pas parfaits et moi non plus.

Pour réussir à être en paix avec une situation difficile, on doit d’abord passer par l’acceptation. Je ne parle pas ici de pardonner, mais d’accepter. Il y a une énorme différence. C’est impossible, selon moi, de pardonner si on n’a pas accepté.

Par la suite, vous serez beaucoup plus en mesure de dire les vraies choses et de la bonne façon à votre parent, et peut-être même qu’en dedans vous vous poserez cette question : À quoi ça va servir de dire des choses qui risquent de faire du mal. Est-ce que je serai plus heureuse?

Pour votre paix intérieure, je vous souhaite sincèrement d’être capable d’accepter les situations sur lesquelles vous n’avez aucun contrôle.

Et vous, avez-vous dans votre vie, eu envie de dire à votre mère ou votre père ce que vous avez sur le coeur?

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6 réflexions au sujet de « Là où l’amour et la rancœur se rencontrent »

  1. Nicole

    Ton article est très inspirant, Effectivement on ne peut rien changer à la situation passée mais on peut travailler sur notre réaction sur l’impact de ces blessures passées dans notre présent, dans notre vie quotidienne.
    être capable de repérer aujourd’hui les similitudes dans nos réactions face à ce que nous avons vécu est déjà un grand pas.
    Merci de l’aide que tu m’as apporté et c’est un plaisir de te lire.

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    1. Madeleine Lamarre Auteur de l’article

      Merci Nicole. Tu as tout à fait raison de dire que l’on doit travailler sur soi et sur notre réaction.
      Lorsque l’on réagit fortement à quelque chose, c’est-à-dire que notre réaction est disproportionnée par rapport à ce que la personne devant nous dit ou fait, c’est un signe qu’il y a probablement une croyance très forte derrière.

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  2. monique dubois

    Merçi chère Madeleine pour tout ce que vous faîtes malgré que vous vivez loin de la France; et meilleux voeux pour vous et votre famille;
    je viens de vous lire et j’ai vécu ce que vous avez vécu aussi;
    Avec ma mère;j’ai pu après l’àge de 50 ans ,parler avec elle de mon contentieux affectif;car je m’étais toujours sentie mal aimée par elle et j’avais peur d’elle;Aujourd’hui,elle n’est plus là mais je pense à elle souvent,car je l’aimais très fort et je lui ai écrit un ptit-poème;que je partage ou que j’offre à des copines,
    Gràce à ma foi,j’ai accepté ce que j’ai vécu enfant et après,,,,pendant des années-Bien à vous et à bientôt de vous lire-monique

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  3. Diane Belzil

    Quand j,ai lue les questions concernant un parent je me suis retrouvée face aux paroles que j,aurait eu à dire à ma mère adoptive qui est décédée le 27 février 2005. Elle ne m’aimait pas, me battait constamment. je me suis révoltée contre elle. J’ai encore en moi cette douleur, cette blessure…..j,aurais tant aimé avoir une vraie maman.

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    1. Madeleine Lamarre Auteur de l’article

      Diane, le plus beau cadeau que bous puissiez vous faire est de vous libérer de cette douleur. Un jour ou l’autre, ça se retournera contre vous.
      Demandez de l’aide à un thérapeute de votre région.
      Bonne chance.

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